Les espaces verts couvrent aujourd’hui près de 26 % de la commune de Thiais. Au sein de ces espaces et dans ses rues, la ville bénéficie de nombreux arbres en contexte métropolitain. Cette précieuse canopée dont la connaissance, la protection, la gestion et le développement sont d’intérêt général sera enrichie tout au long de la mandature. Santé publique, lutte contre le réchauffement climatique et ses effets, biodiversité… Les arbres sont au cœur des enjeux de développement durable du XXIème siècle.
C’est la raison pour laquelle la Ville de Thiais se dote aujourd’hui d’une Charte de l’Arbre qui s’articule autour des axes du partage des connaissances sur les arbres, de la gestion du parc arboré et de sa mise en valeur. Une démarche pragmatique qui donne lieu à un plan d’action comprenant 5 volets :
- poursuivre et gérer l’inventaire des arbres
- protéger et planter des arbres remarquables
- prendre soin du patrimoine arboré
- aménager la place de l’arbre dans la ville
- se ressourcer et s’inspirer à leurs côtés
Découvrez dès à présent la Charte de l’Arbre pour Thiais et développons ensemble les bonnes pratiques envers chaque arbre présent sur le territoire thiaisien !
Je consulte la Charte de l’Arbre pour Thiais.
Parmi les actions mises en œuvre depuis 2022, relevons particulièrement l’inventaire du patrimoine arboré communal, l’augmentation du nombre d’arbres remarquables protégés, les plantations de nombreux nouveaux arbres sans oublier le renouvellement des grands végétaux en souffrance.
La charte de l’arbre permet également de porter un autre regard sur l’arbre à travers des activités culturelles valorisant ce patrimoine végétal.
Retour sur la visite « palissage et rusticage au parc de Cluny »
A l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la ville a proposé la découverte de l’art du palissage au verger de Cluny et celui du rusticage appliqué en façade de l’emblématique oratoire du parc. Ces savoir-faire techniques illustrent le thème de l’utilisation du végétal dans l’architecture au jardin.
L’art du palissage en espalier est celui de cultiver des arbres fruitiers en les palissant le long des murs (espaliers stricto sensu) et dans le jardin en formes plates (contre-espaliers) ou en volume. Il s’agit d’un savoir-faire développé au cours des siècles grâce aux innovations produites par les jardiniers. Il repose sur des savoir-faire de tailles spécifiques de formation et de fructification. Ces tailles visent à produire des fruits de qualité facilement accessibles. Elles permettent d’obtenir des arbres qui occupent peu d’espace au sol avec un potentiel de production importante et régulière. Dotés d’une grande longévité, ils ont des formes souvent esthétiques.
Le verger de Cluny regorge de variétés anciennes de pommes et de poires savoureuses : Cox orange, reinette blanche du Canada, reinette clochard, reinette du Mans pour les premières, et beurré Hardy, conférence, Doyenné du comice pour les secondes. Les arbres sont conduits en palmette verrier ou en double U, qui sont des formes très utilisées en agriculture urbaine pour avoir une bonne production sur un minimum de place.
Le rusticage de la façade de l’oratoire imitant le bois naturel appartient à l’art de « la rocaille » et du trompe l’œil au jardin qui se développe dans la seconde moitié du XIXème siècle, grâce aux progrès des matériaux comme le ciment armé. Ce matériau offre la possibilité aux maçons de modeler branches et troncs d’arbres dans le mortier frais pour décorer des ouvrages de jardin tels kiosques, balustrades, bancs, ponts ou garde-corps. Le décor des éléments techniques par le faux-bois appelé « le rusticage » voit le jour pour la première fois dans le parc des Buttes-Chaumont créé sous le second Empire de Napoléon III pour se répandre ensuite dans les parcs, jardins et maisons bourgeoises sur le territoire national.
L’oratoire de Thiais permet d’apprécier le traitement complet du bâtiment original avec ses façades ornementées de motifs d’écorces de bois et des encadrements et croisées de troncs et de branches factices. Cet art pittoresque inspiré de la nature renvoie aux formes empruntées par l’Art Nouveau.
Exposition photographique du 1er au 30 octobre 2024 sur les « Gueules de bois »
C’est un voyage coloré et contemplatif, où la nature nous montre tout son talent que nous a proposé le photographe Jean-Philippe Carde à l’automne 2024.
Les « Gueules de bois » sont ces visages que l’on peut voir sur les troncs d’arbres. Une branche tombe et forme un œil, l’écorce se craquelle et dessine lentement un nez ou une bouche. Elles sont le fruit de la nature et du temps.
A l’heure où nombre de chercheurs considèrent que la prochaine révolution en science sera la compréhension du monde végétal et son intégration dans le monde vivant en tant qu’entité douée de conscience, les arbres ne tenteraient-ils pas d’entrer en contact avec nous, en nous montrant ces visages presque humains ?
Jean-Philippe Carde a su capter leurs regards dans ses photographies d’arbres thiaisiens réalisées en septembre 2024 sans trucage. Et ses 10 clichés capturés aux alentours de l’hôtel de ville ont complété l’exposition qui a rencontré un franc succès.
La passion de l’auteur pour ces rois des végétaux est communicative. Accompagné d’une kalimba, l’artiste a proposé le 30 octobre 2024de découvrir in situ, les arbres photographiés lors d’une balade musicale des Gueules de Bois.
A la découverte des essences d’arbres avec l’Office National des Forêts
Déjà en 2022, une balade découverte des essences du parc de Cluny avait permis d’en savoir plus sur les nombreuses essences répartis dans cet écrin dénombrant plus de 350 arbres.
En 2023, une cinquantaine de personnes ont sillonné ensemble les allées des parcs André Malraux et de Cluny guidé par Vincent Vitrac, agent de l’Office National des Forêts.
Au parc André Malraux, les magnifiques arbres remarquables à savoir les séquoia et cèdre du Liban plus que centenaires et un luxuriant houx ont été notamment mis à l’honneur.
Le parc de Cluny compose un balcon arboré doté d’essences variées. Son cœur boisé est hérité du bois composant anciennement le domaine de la Congrégation des Sœurs de Cluny dont témoigne encore un superbe alignement de marronniers séculaires. Cet espace ouvert au public en 2008, a été doté d’essences variées forestières et d’agrément que les visiteurs ont eu plaisir à découvrir.


